Tout lecteur assidu...
...de cet espace vasouillard doit se souvenir d'un article écrit il y a environ 3 mois dans lequel je me livrais à une publicité éhontée pour le blog du magazine XXI, et pour le magazine lui-même (vous savez, fait avec du papier, qu'on tient entre les mains, et où les pages ne se tournent pas avec la molette de défilement de la souris...). Dans le même temps, j'avais offert à vos cerveaux ébahis un lien direct vers le blog en question dans la section "liens/partenaires" que vous pouvez trouver dans la colonne ci-contre, à droite ou à gauche selon que j'ai changé ou non d'organisation entre le moment où j'écris ces lignes et le moment où vous les lirez.
Je reviens donc à la charge, auréolé d'une gloire sentant bon le laurier mais pas la modestie (il faudrait un jour que j'arrive à caser dans une discussion l'autre sens du mot "modestie", mais j'aborde si peu souvent le domaine de la couture, de la robe chiffonnée et du falbalas coquin que j'aurai du mal... Dommage, il a une si belle définition... *soupir* - fin de la digression).
En effet, j'avais passé sous silence, avec une certaine ingratitude qui me met le rouge aux joues, la gentillesse des rédacteurs dudit blog qui avaient aussitôt mis mon article en lien sur leur blog, attirant ainsi quelques lecteurs, qui ne sont pas restés depuis, une fois dépassé l'effet de curiosité. Et bien, pas rancunière pour deux sous, la rédaction du magazine adulé a commis l'impensable : imprimer dans son courrier des lecteurs, en première page du numéro 6 (printemps 2009), mon courrier d'alors ainsi que l'adresse du blog sur lequel vous êtes en train de vous attarder (en vous demandant comment vous allez compenser et rationnaliser le temps perdu ici).
Voilà, c'est idiot, mais ça me fait vraiment plaisir et ça me touche d'autant plus que telle n'était pas mon intention lorsque je leur ai écrit.
En même temps, je vous avais prévenu depuis longtemps : je ne cherche pas la reconnaissance, mais quand elle se pointe, ça vous chfroufrougne les tripes et l'ego, qu'on le veuille ou non. Mais une fois de plus, l'effet, bien que non désiré au départ, est assumé pleinement.
Merci, donc. Je vous invite à nouveau à vous intéresser de près à ce blog de XXI et au magazine si vous le voulez aussi (à ce sujet, si vous avez l'occasion de feuilleter le portfolio du numéro 5 sur cette vallée d'Afghanistan, prenez le temps de vous imprégner de ces photos, de ces visages... et de ces légendes. C'était magnifique !)
MORT AUX BLOGS ! LAISSEZ LA PLACE AUX RARES QUI VALENT LE COUP !!! OUI A L'EPURATION BLOGUESQUE !!!
Je sacrifie le mien sans hésiter si j'ai l'assurance que celui de XXI devient une institution reconnue, un pilier institutionnalisé du paysage internété français.
Bonne lecture...
Il faut vraiment n'avoir rien d'autre à foutre...
...pour entretenir un blog qui tourne autour de soi, sa famille, ses loisirs de geek, son bled paumé au coeur de la Dordogne... Sérieusement, il est où l'intérêt de vouloir faire partager à des gens qui s'en tapent des photos de famille cauchemardesques de platitude sur lesquelles l'anachronique tapisserie jaune à motifs nauséeux sert de fond à des gens aux yeux rouges et aux visages rendus fades par l'immonde flash d'un appareil photo jetable ?
Il est où l'intérêt de produire à la pelle une poésie bucolico-dégoulinante à laquelle rien ne manque exceptées l'originalité et une quantité de vocabulaire supérieure à la cinquantaine, vocabulaire qui ne dépasse pas les deux syllabes après la virgule ? Que faire de constructif une fois qu'on a fait rimer "amour" avec "toujours" et "fleur" avec "bonheur", et qu'on a assorti le tout d'une image à paillettes qui rendrait malade même le plus naïf des pseudo-romantiques dont les longs poils crâniens volent au vent mauvais dans l'attitude théâtrale évoquant la silencieuse tragédie de leur manque d'inspiration ? Je vous le demande !
Il est où l'intérêt de commenter en ces termes la vacuité d'un sujet faisant l'apologie des raccourcis clavier les moins utilisés dans Word (authentique !!!) : "c'est genti de ns fillé des raccourcis tt le monde ne ferais pas sa" (re-authentique !) ? Pour utiliser Word, il faut savoir écrire un minimum, non ? D'ailleurs, la vacuité n'est-elle pas dans le bouddhisme considérée comme la nature véritable des choses que l'on croit simplement vidées de leur sens ? Tiens, je m'interromps 5 minutes, le temps d'aller voir si je trouve sur le net un blog de ce type tenu par un prétendu bouddhiste... Je reviens...
En attendant, répondez à ce sondage sérieux et re-re-authentique trouvé sur le blog d'un accro du ping-pong, de son fox-terrier et de Microsoft : quelle suite bureautique utilisez-vous ? M.O 2007 ? M.O 2003 ? M.O XP ? M.O 2000 ? ou Open Office ?
...
Wow...! J'en ai trouvé un, et un beau ! Alignant sans complexe des liens (mais pas d'articles, trop long à écrire sans doute) vers des textes traitant de divers aspects du bouddhisme côte à côte avec des textes copiés-collés référençant les perles de G.W.Bush, celles des bacheliers, de la gendarmerie, etc, le tout vraisemblablement récupéré sur d'autres sites, histoire de bien tourner en rond et d'occuper l'espace avec du vide, donc.
Non, je ne mettrai pas les liens vers ces blogs, ne voulant ni les exposer cruellement comme des bêtes de foire d'une part, ni, d'autre part, leur apporter une contestable notoriété. Au départ je voulais, mais franchement, je crois que je ne suis pas aussi méchant que ça. Augmenter leur ratio de visites serait participer à un nivellement vers le bas, ce que je ne vous souhaite pas, lecteurs chéris, chanceux z'et choyés que vous êtes.
Je sais, tout ça peut paraître bête et méchant, et ça l'est probablement même si mon intention en est sincèrement éloignée. Je ne me moque pas de ces gens, soyons clairs ; en revanche, je fustige la quantité de moyens qui sont donnés au commun des mortels, y compris votre vaniteux serviteur, pour tartiner du néant sur de virtuelles biscottes qui tombent en miettes dès qu'on appuie un peu fort dessus... hmmm... métaphore très approximative, je m'en excuse. Ce que je veux dire (et qui va me revenir dans la figure sans le moindre doute), c'est que jusqu'à l'avénement des blogs, on avait encore un vague espoir d'être entendu lorsqu'on citait Coluche : "De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus intéressants sont ceux qui se taisent". Manque de bol, la tendance est inversée et la technologie a offert une tribune démesurée à ceux qui ne conçoivent pas le silence et qui ont en eux le besoin impérieux de le remplir de foutaises décérébrantes.
L'intérêt de cette tribune ? Le confort, l'aisance, et la certitude d'être connecté au monde entier et de recevoir les données essentielles de ce même monde. Seulement, c'est raté car ce confort, cette aisance et cette certitude masquent par leur épaisse couche de superficialité (je sais, l'expression peut être paradoxale) la profondeur de l'être, ses capacités, son réel pouvoir...
Et si on essayait de nous cacher cela parce que, justement, c'est dangereux pour le pouvoir ? Pour bien dormir, prenez un "blogophène 500" avant de vous coucher, et c'est promis, vous ne verrez plus rien d'essentiel.
Dormez bien mes agneaux...
Je ne sais pas...
...à quel rythme je vais alimenter ce bloug. Ca va se faire au gré de mes humeurs et de mon inspiration. De plus, il se trouve que j'essaye aussi d'avoir une vie sociale en plus de ma vie professionnelle, et que je fais de mon mieux pour éviter toute forme de dépendance, dont celle d'Internet.
Mais pour une fois que je me lance sur un truc honnêtement inutile, autant le faire correctement, non ?
Tiens... je réalise à l'instant que ce bloug est absolument INATTAQUABLE !!! Si on l'aime, tant mieux. Si on ne l'aime pas, je l'assume ! Si on le trouve inutile et prétentieux, c'est qu'il a atteint son but. J'imagine qu'il y a une faille dans mon raisonnement, mais vu que j'écris depuis mon boulot, j'ai pas trop le temps de creuser cet aspect là... Et puis je donne déjà du grain à moudre aux détracteurs.
Il y a un an et demi...
...j'avais écrit une diatribe contre les blogs, me posant déjà à l'époque la question de la judiciosité de créer un blog. A l'époque, le phénomène croissait et se multipliait comme des boutons d'acnée sur un visage d'adolescent malchanceux.
Mon avis n'a pas tellement changé, tout au plus il s'est légèrement nuancé, mais un besoin irrépressible de céder à l'appel du vide (exponnentiel sur le Toile) m'a poussé à me jeter dans le warp du cyberespace, sans peur du ridicule, affrontant le paradoxe sourire aux lèvres, armé de la seule conscience de mon égocentrique non-importance affichée.
Pour la bonne bouche, je colle ici le texte écrit tel quel à l'époque :